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 Je suis du Sud-Gironde.

. Vous trouverez ici mes créas, mes textes sur image, des textes à méditer, des actualités, des pétitions en particulier pour aider nos frères animaux.

À vous de feuilleter parmi les catégories. Vous trouverez de quoi rêver...ou râler!

N'hésitez pas à me laisser un petit mot, ils me font toujours un immense plaisir!!!!

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Poésies, contes & historiettes

Rose d’automne.

Il n’est plus belle fleur qu’une rose d’automne,
Quand elle sait déjà que ses jours sont comptés,
Et que près de sa fin, généreuse, elle donne
Encore plus de parfum qu’aux beaux jours de l’été.

Dans le brouillard léger d’une aube de novembre
Alors que les oiseaux ne savent plus chanter,
Elle va défroisser sa robe d’or et d’ambre
Pour s’offrir aux regards dans toute sa beauté.

Mais un souffle de vent la blesse, la défeuille.
Sitôt qu’il a séché ses larmes de rosée,
Elle cache ses joues dans son écrin de feuilles
Pour vivre encor un peu, encor une journée.

Ô toi qui ne sais pas combien est éphémère
La rose qui s’endort et va vers son trépas,
Si tu passes près d’elle au jardin de ta mère,
Je t’en supplie, enfant, non, ne la cueille pas.

Laisse la retenir la vie qui l’abandonne,

Suivre des vols d’oiseaux glissant dans le ciel clair.
Il n’est plus belle fleur qu’une rose d’automne,
Qui se meurt doucement, aux premiers jours d’hiver.

-Renée Jeanne Mignard-

 

 

Silence d’automne.

C’est le silence de l’automne
Où vibre un soleil, monotone
Dans la profondeur des cieux blancs …
Voici qu’à l’approche du givre
Les grands bois s’arrêtent de vivre
Et retiennent leurs cœurs tremblants.

Vois, le ciel vibre, monotone ;
C’est le silence de l’automne.

O forêt ! qu’ils sont loin les oiseaux d’autrefois
Et les murmures d’or des guêpes dans les bois !
Adieu, la vie immense et folle qui bourdonne !
Entends, dans cette paix qui comme toi frissonne,
Combien s’est ralenti le cœurs fougueux des bois
Et comme il bat, à coups dolents et monotones
Dans le silence de l’automne !

Fernand Gregh

La rose et l’oiseau. (Programmé)

 

 

 

Il était une fois, une rose qui poussait dans un lieu où la végétation était inexistante. Elle se sentait si seule, qu’elle restait un bouton!.
Un jour, un oiseau multicolore se posa sur elle et lui dit:

-Jolie rose, pourquoi n’ouvres-tu pas tes pétales comme les roses qui poussent de l’autre côté du jardin?

Je ne sais pas! je me sens inutile ici, et personne ne vient jamais me voir! Je me sens si triste, loin de mes sœurs les roses, qui m’ignorent et qui sont trop loin de moi pour pouvoir communiquer!

-Je peux te comprendre, dis l’oiseau, moi j’ai la chance de pouvoir voler et aller où je veux! Si tu le désires, je peux devenir ton porte-parole!
Je délivrerai tes messages à tes sœurs, et viendrai t’en donner les réponses en chantant auprès de toi! Ainsi, les humains, attirés par le chant, pourraient t’admirer!
Est-ce que cela pourra t’aider à t’épanouir?!

Ce serait merveilleux, dis la rose, maintenant je sais que j’ai un véritable ami! Envole-toi, et dis à mes sœurs que je leur envoie tout mon amour! …et que j’aimerais tout savoir de leur vie et partager leurs secrets!

L’oiseau s’envola et alla trouver les roses en gerbe, qui poussaient à l’autre bout du jardin.

– je viens vous voir de la part de votre soeur, la rose qui pousse dans un lieu délaissé, elle se sent très isolée, triste et inutile!

– Inutile??? s’exclamèrent les autres, mais c’est incroyable!
Cette rose est pour nous un exemple, nous l’avons toujours considérée comme « exceptionnelle »!
Dis-lui de notre part que depuis sa naissance, nous la reconnaissons comme la reine de toutes les roses de ce jardin, et que nous la respectons!

A ces mots, l’oiseau s’envola à tire d’aile pour retrouver la rose esseulée.

 

– Ne sois plus jamais triste, dit-il à son amie,. Sais-tu que pour tes sœurs, tu es unique?! c’est exceptionnel que tu aies pu pousser ici!
Tu enchantes ces lieux déserts, et tu es un exemple pour les autres!

Je suis un exemple ?!

-Oui! tu es un exemple de sagesse et de force !

Merci! dit la rose, Excuse-moi auprès de mes sœurs, pendant longtemps j’étais en attente d’une reconnaissance, je vivais l’injustice et la solitude.
Je n’avais pas compris que ces lieux déserts étaient plein de richesses et qu’ils m’avaient reconnue par ma beauté intérieure !

Puis, la rose s’épanouit au soleil, et offrit ses pétales multicolores.
Ils étaient aussi lumineux et intenses que les plumes de son ami l’oiseau… si étincelants, que ses sœurs purent la voir de loin et capter son message d’amour!

 

 

 

Et rien n’est plus beau justement, que la beauté intérieure, il faut juste savoir la découvrir…

 

Novembre en mon âme. (Programmé)

 

Il fait Novembre en mon âme

Rayures d’eau, longues feuilles couleur de brique,
Par mes plaines d’éternité comme il en tombe !
Et de la pluie et de la pluie et la réplique
D’un gros vent boursouflé qui gonfle et qui se bombe
Et qui tombe, rayé de pluie en de la pluie.
Il fait novembre en mon âme
Feuilles couleur de ma douleur, comme il en tombe !
Par mes plaines d’éternité, la pluie
Goutte à goutte, depuis quel temps, s’ennuie,
Il fait novembre en mon âme
Et c’est le vent du Nord qui clame
Comme une bête dans mon âme.
Feuilles couleur de lie et de douleur,
Par mes plaines et mes plaines comme il en tombe ;
Feuilles couleur de mes douleurs et de mes pleurs,
Comme il en tombe sur mon cœur !
Avec des loques de nuages,
Sur son pauvre œil d’aveugle
S’est enfoncé, dans l’ouragan qui meugle,
Le vieux soleil aveugle.
Il fait novembre en mon âme
Quelques osiers en des mares de limon veule
Et des cormorans d’encre en du brouillard,
Et puis leur cri qui s’entête, leur morne cri
Monotone, vers l’infini !
Il fait novembre en mon âme
Une barque pourrit dans l’eau,
Et l’eau, elle est d’acier, comme un couteau,
Et des saules vides flottent, à la dérive,
Lamentables, comme des trous sans dents en des gencives.
Il fait novembre en mon âme
Il fait novembre et le vent brame
Et c’est la pluie, à l’infini,
Et des nuages en voyages
Par les tournants au loin de mes parages
Il fait novembre en mon âme
Et c’est ma bête à moi qui clame,
Immortelle, dans mon âme !

Emile Verhaeren.

Les chasseurs.

A toi mon petit animal,
A toi dont je viens de voir la photo qui fait mal.
Tu étais là dans ce bois à courir
Tu étais là à juste vouloir continuer à vivre….
Inconscient du danger qui te guettait
Tu flânais tranquillement sous les genêts.
Que tu sois cerf, renard ou chevreuil
Sanglier, faisan ou bouvreuil
Furet, bécasse ou blaireau
Ou n’importe quel passereau
Ta vie pour eux n’a aucun prix,
Lorsqu’ils te voient au bout de leur fusil.
Ils se sentent heureux et forts
Quand ils donnent la mort,
Ils se disent régulateurs
Pour mieux commettre leurs horreurs,
Car cela ne les dérange pas
D’abattre une mère qui vient de mettre bas.
Moi je dirais plutôt que ce sont des tueurs
Tous ses hommes que l’on nomme chasseurs.
D’ailleurs quand j’y réfléchis bien
Ont-ils encore le droit de s’appeler humains ?
Pour moi, ce ne sont que des assassins.
J’aimerai tellement si je le pouvais
Éradiquer tous ces hommes mauvais.
Mais la chasse est soi-disant une tradition
Un plaisir, une passion
Qui malheureusement pour vous mes chers amis
Risque de durer encore des décennies.

Je n’ai pas trouvé le nom de l’auteur..

 

 

 

 

Le renard déguisé

 

Un renard plein d’esprit, d’adresse, de prudence,
À la cour d’un lion servait depuis longtemps.
Les succès les plus éclatants
Avaient prouvé son zèle et son intelligence.
Pour peu qu’on l’employât, toute affaire allait bien.
On le louait beaucoup, mais sans lui donner rien ;
Et l’habile renard était dans l’indigence.
Lassé de servir des ingrats,
De réussir toujours sans en être plus gras,
Il s’enfuit de la cour ; dans un bois solitaire
Il s’en va trouver son grand-père,
Vieux renard retiré, qui jadis fut vizir.
Là, contant ses exploits, et puis les injustices,
Les dégoûts qu’il eut à souffrir,
Il demande pourquoi de si nombreux services
N’ont jamais pu rien obtenir.
Le bon homme renard, avec sa voix cassée,
Lui dit : mon cher enfant, la semaine passée,
Un blaireau mon cousin est mort dans ce terrier :
C’est moi qui suis son héritier,
J’ai conservé sa peau : mets-la dessus la tienne,
Et retourne à la cour,le renard avec peine
Se soumit au conseil ; affublé de la peau
De feu son cousin le blaireau,
Il va se regarder dans l’eau d’une fontaine,
Se trouve l’air d’un sot, tel qu’était le cousin.
Tout honteux, de la cour il reprend le chemin.
Mais, quelques mois après, dans un riche équipage,
Entouré de valets, d’esclaves, de flatteurs,
Comblé de dons et de faveurs,
Il vient de sa fortune au vieillard faire hommage :
Il était grand vizir. Je te l’avais bien dit,
S’écrie alors le vieux grand-père :
Mon ami, chez les grands quiconque voudra plaire
Doit d’abord cacher son esprit.

Jean-Pierre Claris de Florian.

 

Le cœur en peine.

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J’ai le cœur dans l’eau
il nage à l’envers,
elle pleure et pleure la rivière
.

J’ai l’âme qui n’en finit pas de gémir
elle crée le vide autour d’elle et fait fuir
certains que je croyais être des amis.

J’ai le cerveau à la dérive
il déraille parfois dans la folie
il faudrait l’enfermer à double tour.

J’ai mal aux os et au dos
je suis tout courbaturé
jamais plus je ne plierai l’échine.

J’ai les yeux qui n’y voient guère
la cascade tombe en cataracte
je ne pourrai partir à la guerre
.

J’ai mal à ma peine
celle des autres me chagrine
je sanglote tout mon soûl.

J’ai le cœur qui se lamente
j’ai l’âme en souffrance
je n’en finis plus de geindre
.

Alors je ferme les volets
je soigne mes blessures
je souffre en silence,
au moins personne ne le sait,
les êtres sensibles ne peuvent pas
s’apitoyer sur mon sort.

Ainsi voit-on que dans l’ignorance
on vit toujours plus heureux
parmi ceux que l’on côtoie
car quand on se ferme les yeux
on ignore qu’ils sont malheureux.

Yves Brillon