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Archives quotidiennes : 24 décembre 2017

Noëls d’antan.

Pause 2 ou 3 jours, article programmé.


C’est là que l’on voudrait redevenir un enfant
Il y a de ça cinquante ans  et plus !

De nos jours Noël rime avec cadeaux.
Autrefois c’était une merveilleuse occasion pour tous de se réunir en famille, aller à la messe de Noël, de fêter la naissance du petit Jésus.

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Où sont passés ces Noëls d’antan
Que nous trouvions merveilleux avant !
Où est la vraie valeur de Noël
Où nous allions à la messe de minuit,
Où l’on chantait les chants sacrés
De la nativité du Christ aimé ?

Où sont ces Noëls étoilés
Où devant nos yeux émerveillés
Sous le sapin illuminé
Quelques cadeaux nous étaient destinés
Et qu’alors on appréciait ?

Où sont ces Noëls familiaux ?
Où l’on se retrouvait radieux
Autour d’une table bien garnie,
Entourés de bonne compagnie
Entre rires et bons mots,
Sans faire de chichis.

Quand on voit les Noëls de maintenant,
Où sont les valeurs que nos parents
Nous avaient enseignées patiemment ?
Quand on voit ce qu’ils sont devenus
Ce n’est vraiment que du superflu.

Je n’ai pas trouvé le nom de l’auteur sauf “anonyme”…

 

Image hébergée par servimg.com

Je sais qu’il faut vivre avec son temps,…

Mais de nos jours si on demande à n’importe quel enfant ce que représente Noël pour lui il répondra le Père Noël avec des cadeaux ou même juste que Noël ce sont  les cadeaux.
Dans les magasins les cadeaux sont en rayons à partir du mois de Novembre, ainsi que sur les chaines télévisées.
Toutes les traditions se transforment pour juste  devenir du commerce .:(

Tout le monde n’a pas les moyens d’offrir une multitude de cadeaux. , certains parents n’ont pas assez d’argent pour gâter leurs enfants et cela les rend malheureux….et combien de personnes vont passer cette “fête”, seules avec leurs souvenirs………..

Oui, noël a bien perdu  sa magie…..Image hébergée par servimg.com

 

 

 

 

cartes 2

Pause 2 ou 3 jours, article programmé.

 Inspiré de chez manany

Les noëls dans le monde.

Pause 2 ou 3 jours, article programmé.

On ne fête pas Noël de la même façon dans tous les pays. Chacun a ses traditions. Faisons un peu le tour de l’Europe.

Noël en France

EN FRANCE :

Joyeux Noël

Le Père Noël vient du ciel en traîneau. Il dépose les cadeaux dans les souliers des enfants, dans la nuit du 24 au 25 décembre. Le plus souvent, on fête Noël en famille. Et on mange de la dinde et de la bûche de Noël.

Plusieurs jours avant Noël, les villes et les villages de France prennent un air de fête. On décore la façade des mairies. On dresse un immense sapin sur les grandes places. Les rues principales et les arbres sont recouverts de guirlandes lumineuses.

Les grands magasins font de très belles vitrines ou certains mettent en scène des automates.
Les enfants se font photographier en compagnie du Père Noël.
Les écoles maternelles décorent leurs classes.
Le 24 au soir les familles font un dîner de réveillon composé de mets savoureux tels que des huîtres et du foie gras 😕 . Les plus pratiquants vont ensuite en famille à la messe de minuit.
Le Père Noël vient déposer les cadeaux pendant la nuit et les enfants les découvrent le matin de Noël au pied su sapin.
Le jour de Noël, ils se rassemblent en famille autour de la table de Noël. Le repas de Noël est souvent composé d’une dinde ou d’un chapon rôti et se termine par une bûche glacée ou en gâteau.

 

En Provence, dans certaines églises du bord de la mer, à la fin de la messe de minuit, une procession de pêcheurs et de poissonniers déposent au pied de l’hôtel un panier rempli de poissons, en signe d’affection et de reconnaissance envers le petit Jésus.
La tradition veut que le repas du réveillon se termine par treize desserts qui symbolisent le Christ et les douze apôtres. Ces desserts rassemblent tous les fruits et les confiseries de la région.

 

 

 

Noël en Angleterre
EN ANGLETERRE :

Merry Christmas

C’est Father Christmas qui apporte des cadeaux aux enfants anglais. Il passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Il les dépose dans des chaussettes placées au coin du feu. En
Angleterre, il n’y a pas de Noël sans dinde ni plum-pudding. C’est un gâteau qui se prépare des mois à l’avance !

Les fêtes de fin d’année en Allemagne sont sacrées, elles sont célébrées de manière gourmande, joyeuse et féerique En effet, elles sont l’héritage d’une très longue tradition de célébrations autour du solstice d’hiver du temps des germains pour célébrer la mère nature et le soleil. Lorsqu’en 354 après Jésus Christ, le 25 décembre fut institué “date officielle de célébration de la naissance du Christ”, les festivités chrétiennes vinrent s’appuyer sur les traditions germaniques.

 

 

Noël en Espagne
EN ESPAGNE :

Feliz Navidad

Pour les espagnols, Noël est avant tout une fête religieuse. On fête la naissance de Jésus-Christ. Il n’y a pas de Père Noël. Ce sont les Rois mages qui viennent le 6 janvier
mettre les jouets dans les sabots posés sur les balcons. Pour le repas de Noël, on prépare de la soupe aux amandes. Et en dessert, on mange du touron. C’est un mélange de caramel et
d’amandes.

Les petits espagnols sont très gâtés : ils reçoivent des cadeaux le 25 décembre mais aussi le 6 janvier par les Rois mages, qui déposent les paquets dans leurs souliers.
Dans de nombreuses grands villes se déroule le cortège des Rois mages. C’est une fête très populaire. Les Rois mages défilent sur des chars richement décorés et suivis de nombreux cavaliers. Les enfants et les adultes se pressent le long des rues pour les voir passer.
Après le défilé, les Rois mages se mêlent aux enfants qui sont très impressionnés de les voir d’aussi près.

Jadis, le soir du Réveillon et le matin de Noël dans les villages espagnols, on récompensait le voisin qui avait aidé à rentrer la récolte, à porter de l’eau ou à garder les moutons par un payement en nature. Lorsqu’il sonnait à la porte, chargé d’un panier tressé d’osier, on le lui remplissait d’huile d’olive, de noix, d’amandes ou encore de fruits secs.

L’antique tradition s’est maintenue et même développée puisqu’aujourd’hui on trouve dans les meilleurs magasins, à l’approche des fêtes, des paniers de Noël composés des plus fins produits artisanaux du pays. Les présents les plus chargés d’histoire restent les confiseries, à base de pâte d’amandes ou de beurre, souvent préparées dans les couvents par des religieuses, “avec trois Ave Maria et la grâce de la main”, comme le chante un air populaire.
Le turròn, sorte de nougat au miel et aux amandes, a lui aussi sa place dans les paniers de Noël. De nos jours, les corbeilles s’enrichissent également d’une bouteille de “Cava”, un sympathique mousseux, d’un jambon entier, de marrons glacés de Galice, de truffes, de fruits à l’eau-de-vie, de splendides cornes d’abondance regorgeant de légumes et de fruits frais, De bonnes bouteilles, des Xérès, des vins d’appellation (comme les Rioja, les Pénedès), des vieux Malaga liquoreux que l’on déguste devant un plateau de petits gâteaux ou des liqueurs aux multiples parfums telle la “patxaràn”, véritable boisson nationale, à base d’anis parfumé aux prunelles.

A Noël, il est de tradition d’offrir des conserves d’asperges de Navarre dont l’appellation est sévèrement réglementée puisqu’il faut, pour qu’elles soient dignes d’en porter le nom, les mettre en bocaux à la main, dès le lendemain de la cueillette.
L’origine de la plupart des pâtisseries remonte à la domination arabe puisque les conquérants ont introduit le sucre et l’art de la confiserie en Espagne. Voilà pourquoi on fabrique du massepain à Tolède depuis le VIIIe siècle, sous les formes les plus variées, farci de pignons ou de jaune d’œuf confit dans le sucre. Dans La Rioja, on y met du citron alors qu’en Andalousie on le présente sous forme de barrettes truffées de fruits confits et glacées au sucre.

 

Noël en Belgique
EN BELGIQUE :

Zalige Kertfeest

Saint-Nicolas vient le 6 décembre avec son âne chargé de jouets. Près de la cheminée, les enfants
déposent un navet et une carotte pour l’âne. La veille, on mange souvent des spéculoos en forme de Saint-Nicolas. Ce sont de petits biscuits secs très sucrés.

A l’approche de Noël, la tradition veut qu’on se régale en Wallonie de “tripes à l’djotte”, aussi appelées “vettes tripes” ou boudin vert parce qu’elles sont à base de chou vert. Pour les réussir, il faut une même part de légumes et de viande de porc, de préférence des bas morceaux, additionnée de sel, de poivre, de clous de girofle et de noix de muscade.

 

Dans la région de Nivelles, tous les enfants savent que le Petit Jésus lui-même dépose, au pied de leur lit, les savoureux cougnous de Noël, dont la pâte est façonnée jusqu’à ce qu’elle prenne la forme d’un corps à deux têtes.

 

A Andenne, on prépare les “trairies”, série de cinq cougnous de taille décroissante, que l’on déguste traditionnellement, dans le recueillement, après la Messe de Minuit.

 

A Liège, on prépare “la boukète”, cette délicieuse crêpe à la farine de sarrasin, frite à la poêle avec du beurre, agrémentée de raisins de Corinthe ou de ronds de pommes et servie saupoudrée de sucre fin ou de cassonade. On l’accompagne d’un bon vin chaud et, dans le pays de Herve, on l’agrémente du célèbre sirop qui fait l’honneur de la région.

 

 

Noël en Allemagne
EN ALLEMAGNE :


Frohe Weihnachten

ou

Frohliche Weihnachten

Ce sont les allemands qui ont inventé la tradition du sapin de Noël, il y a 400 ans. Dans le nord du pays, c’est St-Nicolas qui apporte les cadeaux le 6 décembre. Il descend du ciel dans une luge.
Mais dans le sud, c’est le Père Noël qui récompense les enfants qui ont été sages pendant l’année. Souvent, les Allemands mangent du pain d’épices avec un petit texte écrit
dessus.

 


Noël en Italie

EN ITALIE :


Buon Natale

La fête de Noël dure 3 jours, du 24 au 26
décembre. Les cadeaux sont distribués plus tard, le 6 janvier, par une vieille dame aux cheveux blancs, la sorcière Befana. On mange aussi un gâteau de Noël qui s’appelle le
panneton.

Les traditions de Noël varient d’une région à l’autre et les petits italiens ne reçoivent pas tous leurs jouets en même temps.
Dans certaines régions du nord de l’Italie, c’est le Père Noël, “Babo Natale” ou le Petit Jésus, “Gesu Bambino” qui apportent les cadeaux le 25 décembre. Ailleurs, c’est Sainte Lucie, le 13 décembre.
A Rome, la capitale, c’est “la Befana” qui apporte les jouets le jour des Rois. La Befana est une sorcière âgée, mais très gentille. Elle se déplace sur son balai et passe par les cheminées pour ditribuer les cadeaux.

 

Ces temps de fêtes fleurent bon la boulangerie, la pâte d’amande et les fruits confits.

 

Le plus traditionnel des gâteaux italiens, est le moelleux Panettone sucré et parsemé de délicieux petits fruits: raisins, fruits confits, surtout des agrumes. Il a vu le jour à Milan vers 1490; rapidement on 1’adopta dans toute l’Italie, des Alpes à la Sicile. Les légendes abondent sur l’origine du Panettone. La plus populaire est celle du jeune aristocrate qui s’éprit de la fille d’un pâtissier nommé Toni. Pour impressionner le père de sa bien-aimée, le jeune homme se fit passer pour un apprenti pâtissier et inventa un pain extraordinaire, sucré, en forme de dôme et d’une finesse peu commune. Ce nouveau pain aux fruits connut un énorme succès; les gens affluaient à la boulangerie pour acheter le magnifique Pan de Toni.

 

A Milan, les hommes d’affaires prirent l’habitude de donner le Panettone en cadeau à leurs clients pour Noël. Pendant longtemps, le Panettone fut considéré comme un luxe réservé à une petite élite.

 

Les italiens dégustent aussi le Pandoro dont la popularité suit de près celle du Panettone. Le Pandoro ou pain doré est d’origine plus récente et, par le fait même, plus représentatif des goûts du jour. C’est à Vérone, il y a une centaine d’années, alors que les changements de mode privilégiaient les pâtes à levain plus légères aux pâtes d’amandes plus lourdes, que le Pandoro fût fabriqué pour la première fois. Haut, en forme spécifique d’arbre de Noël, il est saupoudré de sucre glace, évocation de neige ou de scintillement d’étoile. De fait, si on le coupe horizontalement, chaque tranche ressemble à une étoile.
Tout comme le Panettone, le Pandoro se savoure tel quel; cependant, traditionnellement, on le nappe de crème ou on l’arrose de sauces au mascarpone, de champagne, de chocolat fondu ou de crème fouettée.

 

Le Panforte : les friandises traditionnelles proviennent souvent de régions spécifiques d’ Italie. Un exemple classique, le Panforte ou pain fort était, à l’origine, une friandise de Sienne, enToscane; sa popularité s’est étendue sur toute l’Italie. On raconte qu’en 1205, les serfs et les paysans du couvent de Montecellesi étaient obligés d’apporter aux religieuses des gâteaux au miel et aux épices en guise de recensement. Ces gâteaux étaient d’un tel délice que bien vite ils tombèrent entre les mains des laïques.
Le Panforte est rond, composé d’amandes fraîches, fruits confits, surtout des agrumes, des épices et du miel. On peut le servir avec une gamme de vins mais en Italie, c’est au Vin Santo que va la préférence. Ce vin sucré de raisins était, à une certaine époque, produit par les monastères toscans.

 

Les Ricciarelli sont populaires depuis des siècles. Comme toutes les pâtes d’amandes et les sucreries, on l’appellait massepain. Des documents de la Renaissance nous décrivent de somptueux banquets en France et en Italie, où l’on servait des Ricciarelli. De nos jours, ces biscuits fins en forme de diamants sont toujours grandement appréciés. Ils sont composés d’amandes entières fraîches que l’on broie avant de les mélanger avec du sucre et du miel, les Ricciarelli sont soit blancs, recouverts de sucre glace, soit nappés de chocolat fin.

 

 

 

Noël en Grèce
EN GRÈCE :


Eftihismena Christougenna

Pour les Grecs, Noël est moins important que les fêtes de Pâques. C’est saint Basile qui apporte des cadeaux aux enfants le 1er janvier, car il n’y a pas de Père Noël. Le soir, les enfants grecs vont chanter chez les voisins. En échange, ils reçoivent des friandises.

En ce temps des Fêtes le pays de St-Basile fleure bon le miel et l’olivier.
Sur cette Mer Egée parsemée d’îles blanches et bleues, Noël et le Nouvel An se transforment en coutumes et superstitions toutes aussi savoureuses les unes que les autres. Le Père Noël n’habite pas ce pays de soleil mais a tendu sa hotte à Saint-Basile, philanthrope de l’Asie Mineure sous l’Empire byzantin qui, à la veille de la nouvelle année, distribue aux enfants sages des cadeaux et des friandises.

Puisqu’il n’y a pas de sapin, ni de bas accrochés au manteau de la cheminée, St-Basile les place tout simplement au coin du foyer ou sur la table du festin.

En Grèce, la ménagère n’oublie jamais de marquer le pain de Noël en imprimant sa main sur la pâte avant de le faire cuire pour montrer aux enfants que Jésus a marqué ce pain en ce jour béni.
Dans les régions rurales, le pain est façonné en forme d’animaux, vache, mouton, etc. et un pain est spécialement déchiqueté et donné au bétail par la fille aînée de la maison.

 

Le Temps des Fêtes en Grèce s’effectue dans la sobriété. Iles gorgées de soleil où l’homme doit travailler en étroite collaboration avec la nature pour apporter sur la table sa ration quotidienne, il ne faut pas grand chose pour égayer le décor. Par exemple, à Lemnos, le centre de table est composé de pommes grenades et de miel.

 

La table est frugale. Si on emprunte la tradition de la dinde aux pays du nord, on la farce différemment à la viande, aux tomates et aux baies.
A Noël comme au Nouvel An, les petits fours prennent la vedette, pâtisserie ovale et dodue que l’on offre aux amis, aux voisins dans une sentiment de partage, les Melomakaronas tout juteux de miel et les Kourabiedes habillés de sucre glace.

 

Au Nouvel an, n’oubliez pas de truffer votre gâteau d’une pièce d’or ou d’argent. À Smyrne, on pose au tampon l’empreinte de l’aigle de Byzance.

 

Pas de sapin … mais à Madytos, on pique une branche d’olivier dans le gâteau de Noël, placé au centre de la table. Quelques noix, des oranges et des pommes et la voilà toute décorée pour les fêtes. Tradition oblige : on lève alors la table par trois fois en disant: Table de la Dame, Table de la Vierge Marie, Le Christ est né, que tout le monde soit dans la joie. Le gâteau et la branche demeurent au centre de la table jusqu’à l’Epiphanie … où on peut alors couper le gâteau

AU JAPON

merii kurisumasu

 

Le repas du Nouvel An est fort en symboles et en rituels.
Il est invariablement servi dans la maison du chef de la famille. Chaque aliment est spécialement choisi parce qu’il représente un symbole de félicité. Il existe de nombreuses variantes dans le rituel dépendant des régions. Par contre les produits culinaires utilisés tous les jours dans la cuisine prennent ici un caractère sacré et symbolique. Ainsi, le mirin, un vin de riz doux utilisé autant comme breuvage que dans la cuisine traditionnelle est parfumé de poivre et d’épices et offert à chaque visiteur dans un jeu de trois tasses.

Le Mochi, une fête, une offrande et une gourmandise
Le plus important des mets est sans contredit le mochi, un riz gluant bouilli, puis pilé avec un mortier ou un maillet de bois pour faire des gâteaux traditionnellement servis le Jour de l’An. Ceci donne lieu à la fête du pilage du mochi chaque année le troisième dimanche de décembre depuis 1959. C’est un évènement communautaire qu’on retrouve ici dans le quartier centre de Tokyo. Au cœur du quartier de Ginza, un marchand offre depuis trois décennies la fête du pillage le dernier jour de l’année. Le riz ainsi battu est travaillé moulé, coloré et sucré. Les mochi roses, blancs et gris-vert en forme de diamant étagé sont traditionnels. On les retrouve aussi grillés et accompagnés d’une sauce ou enveloppés dans une feuille d’algue.

Au Japon, les dieux prennent une large part dans les cérémonies et, pour mettre la nouvelle année sous de bons auspices, on confectionne des mochi arrondis, un petit placé sur un plus grand décorés avec des urajiro (fougères), des homards symboliques pour faire un kagamimochi, une sorte de plat rituel offert aux dieux du foyer chaque Jour de l’An. Le 11 janvier, les gâteaux sont partagés entre les membres de la famille. Manger du kagamimochi est une façon de demander la protection des dieux.

Le menu du repas de Nouvel An : disposé avec art dans des boîtes gigognes à quatre étages, on y retrouve du kombu, du homard, des haricots mame, des tranches de kamaboko (un pain de poisson), du tai et des dai dai (oranges japonaises dont le nom signifie génération après génération), des feuilles de chrysanthèmes (la fleur impériale), des châtaignes, des carpes (symbole d’un esprit indomptable), des urajiro (des fougères porte-bonheur qui, par leur blancheur sur la face interne de leur feuille symbolisent la pureté d’intention), des mochi.

La paille de riz et les dieux
Les shimenaya, cordes faires de paille de riz tressée, sont suspendues en des lieux sacrés afin d’éloigner la contamination et les mauvais esprits, une tradition qui remonte à plus de 1 300 ans. Durant le Nouvel An, vous pouvez les voir accrochées dans les temples et autour des arbres sacrés, au-dessus des autels shintoïstes dans les maisons ainsi qu’aux embrasures de portes. Il en existe de tout petites comme des grandes. Celle qui est ici représentée est suspendue face à la salle de culte principale du temple Izumo dans la préfecture de Shimane et totalise 8 m de longueur par 4 m de circonférence pour un poids d’environ 1 500 kg.

Il existe aussi des shimekazari, une décoration de porte faite aussi à partir de paille provenant des épis de riz qui servent à délimiter les espaces sacrés et sont disposés à l’entrée des maisons et des bâtiments au Nouvel An pour inviter les dieux à entrer.